Mon accouchement par césarienne

Mis à jour : 20 mars 2019


J’ai accouché la semaine dernière de notre premier petit garçon (Gabriel) par césarienne 👶


C’est un moment que j’appréhendais énormément : il s’agissait de ma première intervention chirurgicale, et la perspective de la rachianesthésie et de l’incision sur plus de 10 cm me faisait très peur. D’autant plus que jusqu’à présent, je n’avais imaginé mon accouchement que par voie basse… Il m’avait fallu une nuit entière pour l'accepter.


Notre bébé était en siège décomplété depuis le 7ème mois et n’avait pas bougé à la 37ème semaine d'aménorrhée, malgré toutes les techniques que j’avais essayées pour inciter un bébé en siège à se retourner.

Nous avons donc programmé une césarienne à 39 semaines d'aménorrhée.


Je suis rentrée le soir précédent l’opération à l’hôpital 🏩  

A partir de ce moment, le temps s’est comme suspendu jusqu’à l’arrivée du bébé...


Le jour J, une infirmière m’a préparée en détaillant étape par étape ce qui allait se passer: la pose du cathéter, la rachianesthésie, la pose de la sonde urinaire, la césarienne, la salle de réveil et au final le retour dans la chambre où les 2 hommes de ma vie m’attendraient.


Pouvoir ainsi se projeter et penser à l’étape finale était rassurant 👪

A chaque nouvelle étape, l’équipe me rappelait quelle serait la suite et cette super prise en charge m’a permis de mettre en sourdine mes angoisses.


Mon mari m’a accompagnée jusqu’à l’entrée du bloc opératoire et s’est ensuite préparé pour assister à l’opération.

L’équipe d’anesthésie m’a posé le cathéter en salle de réveil, puis direction la salle d’opération.


À ma grande surprise, une bonne petite dizaine d’intervenants étaient présents : le chirurgien et son assistante, l’anesthésiste, le brancardier, une sage-femme, plusieurs infirmières, ce qui était rassurant.

L’anesthésiste a pratiqué la rachianesthésie en m’expliquant ce qu’elle faisait au fur et à mesure et m’a prévenue des sensations que je ressentirai pendant l’opération : pas de douleurs, mais la perception des pressions exercées.


Une fois l’anesthésie locale réussie, on m’a posée une sonde urinaire et mon mari est arrivé en blouse et masqué. Un champ avait été installé entre temps (on ne voyait rien de l'intervention) et tout s’est déroulé très vite.


10 minutes plus tard, notre bébé est né et a été mis directement sur moi pendant quelques minutes.

25 minutes après, j’étais recousue et raccompagnée en salle de réveil.


Pendant ce temps-là, mon mari et mon fils faisaient connaissance dans une autre salle, avec une sage-femme qui s'est occupée de le peser, de le mesurer, de lui mettre des petites gouttes dans les yeux. Gabriel s'est au final endormi assez rapidement avant d'être habillé pour aller me retrouver.


2 heures s’écoulèrent avant que je sois ramenée dans ma chambre où mes 2 hommes m’attendaient 💕


Pendant les premières heures après l'accouchement, j'ai eu une mobilité très réduite et de fortes douleurs au niveau de la cicatrice (sensation de brûlure) ce qui rendait les premières nuits où je devais m'occuper de Gabriel très compliquées. En effet, mon mari ne pouvait pas dormir à l'hôpital (interdit par le règlement) et notre fils ne pouvait pas rester à la nurserie, il était donc à côté de moi dans la chambre (je devais donc le changer et le nourrir régulièrement : je reviendrai prochainement plus en détail avec un nouvel article sur les premières nuits qui ont été très difficiles).


Au final j'ai accouché un mercredi après-midi et suis sortie le dimanche matin de l'hôpital. J'ai trouvé le séjour très court (4 jours) par rapport à ce qu'on m'avait indiqué initialement (plutôt 5 ou 6 jours). En sortant, j'ai d'ailleurs eu beaucoup de mal à faire les 50 mètres jusqu'à la voiture.


Une semaine plus tard (donc le mercredi d'après), une sage-femme est venue à mon domicile pour m'enlever les agrafes (certains médecins utilisent du fil résorbable). C'est à ce moment-là que j'ai retrouvé un peu de mobilité, mais toujours en me déplaçant très lentement, sans rien porter de lourd, ni me baisser.

Pour information, une césarienne, ce sont plusieurs couches qui sont traversées, en particulier la peau, la paroi abdominal et l'utérus. Tout ces couches ont ensuite été recousues, donc ce n'est pas une opération anodine et il est normal que ça prenne du temps pour retrouver une mobilité normale et pour que les douleurs disparaissent.


Pendant tout mon séjour à l'hôpital et encore maintenant, je prends d'ailleurs des antalgiques. Je commence juste, 10 jours après l'intervention, à réduire les doses. C'est aussi le moment où je peux enfin m'occuper un peu plus de mon fils 😊


Astuce future maman 💑


N’hésitez pas à parler de vos angoisses et à demander ou re-demander au besoin le déroulement de l’opération à l’équipe médicale. Personnellement, le fait d’être prévenue de ce que j’allais vivre et ressentir m’a beaucoup aidé dans ma gestion du stress et de la douleur.

Je vous explique en détails les soins prodigués à la cicatrice de ma césarienne.


Je souhaite une merveilleuse rencontre à toutes celles qui vont bientôt accoucher 👶

N’hésitez pas à partager en commentaire vos expériences et/ou vos angoisses de futurs parents 😘



#naissance #1èreannée #césarienne

Quelques produits que nous possédons personnellement, que notre fils Gabriel a testé et que nous recommandons:

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